Les modes alternatifs de résolution des litiges administratifs en Afrique noire francophone

Le thème de « la justice en Afrique » a abondamment nourri la doctrine africaniste et africaine. La tonalité dominante des opinions exprimées est celle d’un procès fait à sa réception, sa conception, sa structuration, ses structures, son indépendance, son accès, ses procédures. Pour tout dire, la ju...

詳細記述

保存先:
書誌詳細
第一著者: Ngango Youmbi, Éric M.
フォーマット: Article ou chapitre numérique
言語:Français
出版事項: 2020
主題:
オンライン・アクセス:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
その他の書誌記述
要約:Le thème de « la justice en Afrique » a abondamment nourri la doctrine africaniste et africaine. La tonalité dominante des opinions exprimées est celle d’un procès fait à sa réception, sa conception, sa structuration, ses structures, son indépendance, son accès, ses procédures. Pour tout dire, la justice institutionnelle serait en crise.D’autres griefs sont formulés spécifiquement en direction de la justice administrative. On lui reproche notamment le manque de spécialisation des juges, la timidité du contrôle juridictionnel, la connivence avec les autorités publiques, le laxisme, la faible productivité, le mimétisme avec la jurisprudence française, l’inexécution des décisions de justice par l’Administration.S’il est admis que la justice administrative institutionnelle, telle qu’elle est conçue et pratiquée depuis les indépendances, échoue à fournir des solutions satisfaisantes et apaisantes aux litiges mettant aux prises l’Administration et le citoyen dans les États d’Afrique francophone, peut-on miser sur les modes alternatifs pour réaliser dans ces contextes l’idée de justice, finalité suprême du droit ?L’étude constate une faible prise en compte des modes alternatifs par les dispositions énonciatives et la jurisprudence, dans les cinq États constituant le cadre géographique ; elle pose ensuite, suivant une approche prospective, la nécessité d’une revalorisation des modes alternatifs de résolution des litiges administratifs, car ils correspondent au mieux à la conception culturelle africaine et aux défis socio-économiques.