Une perspective économique évolutionniste à l'égard des restrictions verticales
L’analyse concurrentielle des restrictions verticales au sein de la Communauté européenne est actuellement influencée par l’économie industrielle moderne. De plus en plus, l’évaluation de ces pratiques se fait par le biais des outils élaborés, par ce courant de la pensée économique, qui misent à...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2008
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | L’analyse concurrentielle des restrictions verticales au sein de la Communauté européenne est actuellement influencée par l’économie industrielle moderne.
De plus en plus, l’évaluation de ces pratiques se fait par le biais des outils élaborés,
par ce courant de la pensée économique, qui misent à saisir l’influence des décisions
des entreprises sur les prix et les quantités de biens donnés. Il faut ainsi relever que
la démarche communautaire actuelle qui a pour but de mieux prendre en compte
la dimension économique (more economic approach) a une forte tendance à négliger les effets des pratiques de marché sur d’autres dimensions importantes du jeu
concurrentiel, et notamment sur l’innovation. D’ailleurs, cette dernière est l’objet
d’une analyse spécifique de l’approche dynamique ou évolutionniste de la concurrence, qui trouve son origine tant dans l’école autrichienne ou néo-autrichienne
que dans l’économie de l’innovation moderne.
Si une appréciation évolutionniste des restrictions verticales n’a pas encore été
développée, l’approche théorique est pourtant suffisamment mûre et élaborée pour
que l’on puisse tenter d’enrichir la politique communautaire de la concurrence par
un ensemble d’éléments d’évaluation de ces pratiques véritablement dynamiques.
En particulier, l’approche économique évolutionniste fournit une appréciation assez
originale, par rapport à l’économie industrielle moderne, des relations verticales
entre agents économiques et des effets, tant négatifs que positifs, des restrictions
verticales sur les processus concurrentiels aux différents échelons de la filière. |
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