Le progrès technologique dans le traitement des ententes contractuelles

Il y a vingt ans, Aurelio Pappalardo envisageait dans le premier numéro de cette revue le traitement du progrès technologique dans la politique communautaire de concurrence, tout spécialement sous l’angle de la prohibition des ententes. À l’occasion de l’anniversaire de la revue, il est apparu op...

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Päätekijä: Prieto, Catherine
Aineistotyyppi: Article ou chapitre numérique
Kieli:Français
Julkaistu: 2007
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Linkit:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Yhteenveto:Il y a vingt ans, Aurelio Pappalardo envisageait dans le premier numéro de cette revue le traitement du progrès technologique dans la politique communautaire de concurrence, tout spécialement sous l’angle de la prohibition des ententes. À l’occasion de l’anniversaire de la revue, il est apparu opportun de mesurer le chemin parcouru dans ce domaine. Le postulat de base n’a pas changé : la promotion du progrès technologique ne requiert pas un effacement pur et simple du droit antitrust dans la mesure où certaines entreprises risquent de confisquer ce progrès au détriment du bien-être général. La consécration de la notion de pouvoir de marché fait valoir, plus que jamais, cette impérieuse nécessité. Toute la difficulté réside dans le degré d’intervention de la prohibition. C’est dans cet esprit que s’est effectuée la modernisation de la politique de concurrence, notamment dans la révision des trois règlements d’exemption spécifiques au développement technologique. Il n’en demeure pas moins que les nouveaux textes ne recueillent pas une égale satisfaction. Par ailleurs, lorsque la présomption inhérente aux règlements ne peut pas jouer, l’analyse au cas par cas s’impose. De ce point de vue aussi, la situation a évolué. Il faut souligner l’immixtion croissante du juge communautaire dans le contrôle de motivation de la Commission européenne. On relèvera sa vigilance, à propos du progrès technologique, tant dans la qualification de restriction de concurrence que dans l’octroi de l’exemption individuelle. Enfin, la carence d’une politique industrielle, si regrettée dès l’origine en France comme au sein de la Commission européenne, a donné l’impression d’une politique de concurrence conquérante et prévalente, au détriment du développement technologique. Désormais, c’est une politique de l’innovation que nombre d’acteurs appellent de leurs vœux pour redresser les retards enregistrés en Europe face aux nouveaux champions dans la mondialisation économique.