Les agents de l’étranger en Russie : panorama d’un continuum répressif
Instauré en 2012 dans un contexte de protestations électorales, le statut d’agent de l’étranger occupe aujourd’hui une place singulière en Russie et dans le monde. S’inspirant prétendument de la loi FARA américaine, la loi russe visait initialement à jeter l’anathème sur des ONG internationales ou i...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2026
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| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Instauré en 2012 dans un contexte de protestations électorales, le statut d’agent de
l’étranger occupe aujourd’hui une place singulière en Russie et dans le monde. S’inspirant
prétendument de la loi FARA américaine, la loi russe visait initialement à jeter l’anathème
sur des ONG internationales ou internationalisées en usant d’une qualification inspirée de
l’imaginaire soviétique des espions et des traîtres. Le champ d’application de cette loi n’a
eu de cesse de s’élargir et, depuis sa refonte en 2022, il suffit d’être sous « influence
étrangère » pour subir des restrictions vertigineuses qui privent les agents de l’étranger de
toute vie sociale, économique et politique. Aujourd’hui, l’application cumulative du statut
d’agent de l’étranger avec d’autres régimes connexes (extrémisme, terrorisme, discrédit
des forces armées, etc.) forme un continuum répressif ciblant une partie de la population
considérée comme nuisible. La pratique judiciaire et la jurisprudence de la Cour
constitutionnelle russe ont, de leur côté, amplifié cette dynamique répressive et interrogent
la nature même du régime politique en Russie. |
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