Les législations africaines à l’épreuve de la cryptomonnaie : l’exemple de la sous-région communautaire CEMAC

Apparue en 1989 grâce à l’initiative Digicash Inc à laquelle ont succédé le Bit Gold en 1998, puis le bitcoin en 2009, la cryptomonnaie a conquis les États africains, provoquant ainsi les inquiétudes des autorités de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale regroupant les Républiq...

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Bibliografske podrobnosti
Glavni avtor: Yayi Lipem, Joseph Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Jezik:Français
Izdano: 2023
Online dostop:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Opis
Izvleček:Apparue en 1989 grâce à l’initiative Digicash Inc à laquelle ont succédé le Bit Gold en 1998, puis le bitcoin en 2009, la cryptomonnaie a conquis les États africains, provoquant ainsi les inquiétudes des autorités de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale regroupant les Républiques du Cameroun, de la Centrafrique, du Tchad, du Gabon, du Congo, du Gabon et de la Guinée Équatoriale. À l’heure où les États dénoncent les risques de sa vulgarisation à l’échelle mondiale, il importe de s’interroger sur le sort que la règlementation africaine de la sous-région CEMAC accorde à la cryptomonnaie. Deux camps s’opposent. D’un côté, la République centrafricaine, qui consacre une loi en faveur de la cryptomonnaie et procède au lancement du projet de cryptomonnaie Sango, discrètement soutenue par la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale, qui promeut une démarche concertée, en vue d’une supervision conjointe ou concertée de la cryptomonnaie, à l’échelle communautaire. De l’autre côté les dénonciations de la Banque centrale des États de l’Afrique centrale et de la Commission bancaire de l’Afrique centrale, qui s’élèvent contre les cryptomonnaies, au motif qu’elles contrarient la règlementation en vigueur. Toutefois, la rentabilité fiscale d’une part, et l’organisation des mécanismes du jeu de la rencontre de l’offre et de la demande de la cryptomonnaie sur les réseaux numériques, sont des opportunités, qui ont déjà conquis les particuliers. Avec l’expansion de la cryptomonnaie dans son espace communautaire, la législation de la sous-région CEMAC navigue entre hostilité et perspectives d’attractivité.