Autochtonie et gouvernance locale : réflexion à partir de l’exemple du Cameroun
La controverse longtemps entretenue par la doctrine camerounaise relative à la garantie constitutionnelle des droits des minorités et des peuples autochtones, contrariée par l’unité et l’indivisibilité de la République, semble aujourd’hui revitalisée par le retour des notions livrées aux tourments,...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
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| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2022
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| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | La controverse longtemps entretenue par la doctrine camerounaise relative à la
garantie constitutionnelle des droits des minorités et des peuples autochtones, contrariée
par l’unité et l’indivisibilité de la République, semble aujourd’hui revitalisée par le retour
des notions livrées aux tourments, en l’occurrence l’équilibre régional, l’exigence de
composantes sociologiques, la citoyenneté multiculturelle et l’ universalité de contiguïté.
En effet, dans le souci d’accélérer son projet de décentralisation et d’améliorer les
conditions de vie des populations locales, le gouvernement camerounais va mettre en place
un système d’organisation administrative visant a priori à implanter à la tête des
institutions locales de développement les ressortissants de la région. Si l’ autochtonisation
du phénomène constitutionnel qui en découle participe à l’enracinement de la démocratie
locale, il faut dire qu’elle questionne et laisse questionner sur la citoyenneté multiculturelle
qui est une valeur républicaine garantie par la Constitution et sur la pertinence même de la
place de l’autochtonie dans l’effectuation de la gouvernance locale au Cameroun.
L’autochtonie se présente donc comme un Janus juridique, biface. Si elle paraît contribuer
à l’énoncé de la gouvernance locale, il ne faut pas perdre de vue qu’elle est aussi à
l’épreuve de l’énonciation de ladite gouvernance. |
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