La simplification du langage législatif au Cameroun

La nécessité de simplifier le langage du législateur n’est pas nouvelle en théorie du droit. Elle a traversé les âges, et tel un graal, a fasciné les auteurs sans jamais avoir été apprivoisée. On sait que par essence, ce qui importe dans la loi, c’est son aptitude à exprimer des règles de droit et à...

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Auteur principal: Kouam, Siméon Patrice
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2021
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:La nécessité de simplifier le langage du législateur n’est pas nouvelle en théorie du droit. Elle a traversé les âges, et tel un graal, a fasciné les auteurs sans jamais avoir été apprivoisée. On sait que par essence, ce qui importe dans la loi, c’est son aptitude à exprimer des règles de droit et à être comprise. Cependant, à l’époque moderne, beaucoup de facteurs contribuent à rendre le langage législatif assez complexe et obscur pour le profane (développement des techniques, cloisonnement des spécialités, production bureaucratique de la loi, formation peu développée des fonctionnaires à l’art législatif). Si la réflexion se renouvelle depuis peu, ce n’est pas seulement parce que le Conseil constitutionnel français a érigé la simplification du langage législatif en objectif de valeur constitutionnelle, c’est surtout à cause des facteurs croissants de complexification de la loi, et de la particularité d’un pays comme le Cameroun qui échafaude tous les jours la construction de son système juridique. La recherche des finalités de la simplification du langage législatif et de ses modalités se trouvait ainsi justifiée dans un contexte de bilinguisme, bijuridisme et multiculturalisme.