Politiques de l’authenticité, cité utopique
Dans la nuit du 13 octobre 1979, Bodys Isek Kingelez fait un rêve programmatique : celui d’un ambitieux « projet sur maquette » qu’il intitule La cité du 24 Novembre de l’Authenticité Africaine pour Les Musés (sic) Zaïrois. La maquette qui en résulte puise dans le riche répertoire de formes archit...
Tallennettuna:
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| Aineistotyyppi: | Article ou chapitre numérique |
| Kieli: | Français |
| Julkaistu: |
2022
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| Linkit: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Yhteenveto: | Dans la nuit du 13 octobre 1979, Bodys Isek Kingelez fait un rêve programmatique :
celui d’un ambitieux « projet sur maquette » qu’il intitule La cité du 24 Novembre
de l’Authenticité Africaine pour Les Musés (sic) Zaïrois. La maquette qui en résulte
puise dans le riche répertoire de formes architecturales et de géométries disponibles à Kinshasa. Méconnue, aux airs de fantôme, elle est aujourd’hui conservée
dans les bureaux de l’Institut des musées nationaux du Congo. Cet essai visuel
propose une réflexion sur quelques couches de narration politique portées par
l’espace urbain kinois et sur ses perceptions, au moment du rêve, à la fin des
années 1970, en serrant la focale sur les premières années de pratique de l’artiste. Il
met en lumière une lecture personnelle et sensible de la politique de recours à
l’authenticité promue par Mobutu et des grands travaux qui remodèlent la silhouette de la ville dans le Zaïre d’alors, autant qu’un geste pour faire de l’utopie
architecturale un commun. |
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