La réinsertion socioéconomique troublée des juifs parisiens après la Shoah
Des milliers d’appartements de locataires juifs ont été reloués à des non-juifs sous l’Occupation à Paris. Après la Libération, des conflits ont éclaté en conséquence. Comment les parties opposées, locataires juifs et non-juifs, comprenaient-ils les enjeux de la réintégration des juifs dans leurs ap...
Salvato in:
| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2022
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| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Des milliers d’appartements de locataires juifs ont été reloués à des non-juifs sous
l’Occupation à Paris. Après la Libération, des conflits ont éclaté en conséquence.
Comment les parties opposées, locataires juifs et non-juifs, comprenaient-ils les
enjeux de la réintégration des juifs dans leurs appartements ? Quelles stratégies
ont-ils mobilisé pour gagner le droit de (ré)occuper ces espaces d’habitation et de
travail ? Cette étude à l’échelle micro du 66 rue René Boulanger (10e) nous permet
de saisir l’articulation entre l’espace et le social selon deux temporalités : un
processus judiciaire de réintégration et des irruptions de colère populaire.
L’étude démontre que les locataires ont mobilisé des discours autour de la nationalité et des sacrifices – les juifs pour favoriser leur réinsertion socioéconomique
et les non-juifs pour préserver les avantages acquis pendant l’Occupation. Le
croisement des sources de l’histoire urbaine avec celles de la persécution et de
ses conséquences à l’échelle de l’immeuble fait ressortir un écart entre les discours
patriotiques et les enjeux matériels et économiques. |
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