Les chiens dans la ville
L’un des problèmes majeurs de la ville ancienne est certainement celui de l’omniprésence en ses murs d’animaux de toutes sortes. Si Toulouse ne fait pas exception, l’étude de ce vaste sujet y fait nettement ressortir un problème lié à une espèce d’animal en particulier : les chiens. Le fait est d’...
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| প্রধান লেখক: | |
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| বিন্যাস: | Article ou chapitre numérique |
| ভাষা: | Français |
| প্রকাশিত: |
2017
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| অনলাইন ব্যবহার করুন: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| সংক্ষিপ্ত: | L’un des problèmes majeurs de la ville ancienne est certainement celui de l’omniprésence en ses murs d’animaux de toutes sortes. Si Toulouse ne fait pas exception, l’étude de ce vaste sujet y fait nettement ressortir un problème lié à une
espèce d’animal en particulier : les chiens. Le fait est d’autant plus remarquable
que les animaux de compagnie se dérobent d’ordinaire à l’investigation (ainsi, par
exemple, il n’y aurait pas eu de chats à Toulouse...).
Dans le domaine animalier, le XVIIIe siècle est marqué – entre autres choses – par
une nette augmentation de la population canine, laquelle s’est produite à des
époques et des rythmes différents selon les provinces, mais qui a été plus particulièrement marqué dans les grandes villes où l’on peut parler de pullulement des
chiens notamment errants et abandonnés. Ce phénomène s’observe tardivement à
Toulouse (et dans le Haut Languedoc) où il ne se fait sentir qu’à partir des années
1770 ; il ne tarde pas alors à s’imposer comme un problème majeur pour l’autorité
municipale qui vit dans la hantise de la rage. La capitale du Languedoc, où la
question canine fut longtemps inexistante (depuis au moins la fin du XVIe siècle),
découvre alors un sérieux problème d’hygiène, de santé et de sécurité publique qui
devait perdurer au moins jusqu’au milieu du XIXe siècle. Touchant ici un angle
mort de l’historiographie tant de la France urbaine que de celle des animaux, et
singulièrement des chiens, notre étude vise à restituer la respiration saccadée de ce
phénomène, à saisir les entreprises des pouvoirs publics pour l’endiguer, et à
tenter d’en discerner les ressorts en se tournant vers les strates populaires de la
société toulousaine gagnées à la cause canine.
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