Nathalie Preiss, Jean-Marie Privat, Jean-Claude Yon (sous la direction de), Le Peuple parisien au XIXe siècle : entre sciences et fictions, Strasbourg, Presses universitaires de Strasbourg, 2013, 239 p.

La discontinuité du temps vécu, de la chute de l’Empire à la Deuxième Restauration, se traduit avec une acuité particulière dans les luttes de signes et de symboles, qui disent les basculements de souveraineté vécus ou espérés. Avant l’âge de la statuomanie, ces signes visuels (drapeaux, cocardes,...

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Autore principale: Fournier, Eric
Natura: Article ou chapitre numérique
Lingua:Français
Pubblicazione: 2015
Accesso online:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descrizione
Riassunto:La discontinuité du temps vécu, de la chute de l’Empire à la Deuxième Restauration, se traduit avec une acuité particulière dans les luttes de signes et de symboles, qui disent les basculements de souveraineté vécus ou espérés. Avant l’âge de la statuomanie, ces signes visuels (drapeaux, cocardes, bustes, etc.) se font plus discrets, moins spectaculaires, mais aussi plus disséminés. Dans un moment postrévolutionnaire où les opinions s’expriment autant par des signes que par des mots, leur place est décisive dans la maîtrise de l’ordre urbain. L’article se propose d’étudier cette « police des signes » dans les villes de France, entre 1814 et 1816. Cette dernière constitue un observatoire pertinent de l’ordre et du désordre urbains en temps de crise, du contrôle des identités politiques visibles, des formes de résistance à l’ordre, et d’appropriations de souveraineté en acte.