L’invention d’un territoire de la vieillesse à Paris au XIXe siècle

Sous le Second Empire, tous les établissements publics réservés à l’accueil des vieux Parisiens quittent le centre de Paris pour s’installer en périphérie, à l’exception de l’hospice de la Salpêtrière. Cet article interroge la façon dont s’opère et s’explique, matériellement et idéologiquement, la...

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Tác giả chính: Rossigneux-Méheust, Mathilde
Định dạng: Article ou chapitre numérique
Ngôn ngữ:Français
Được phát hành: 2015
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Tóm tắt:Sous le Second Empire, tous les établissements publics réservés à l’accueil des vieux Parisiens quittent le centre de Paris pour s’installer en périphérie, à l’exception de l’hospice de la Salpêtrière. Cet article interroge la façon dont s’opère et s’explique, matériellement et idéologiquement, la mise à l’écart et la mise en ordre de ces cités de vieillards. Ces déménagements s’inscrivent dans les politiques urbaines du Second Empire mais reflètent également une évolution des normes de confort pour la vieillesse. Au moment où les vieillards sont exilés loin de Paris au nom du calme et du repos, les hospices, qui sont parfois d’immenses cités de vieillards, deviennent des lieux de commerce, de divertissement et d’associations entre vieux. Ces déménagements amorcent aussi une dynamique durable : celle de la totalisation des maisons de retraite, prenant en charge tous les aspects de la vie des individus qui y vivent. Le double mouvement d’éloignement des hospices et de spécialisation de l’offre d’assistance contribue à la formation d’une conscience de classe d’âge soucieuse de mettre en avant les besoins spécifiques d’un nouveau groupe social forgé à la faveur d’une expérience assistancielle, la vie d’hospice.