Crise locale, crises nationales Rythmes et limites de la crise de la fin du Moyen Âge à Paris au miroir des prix fonciers

L’historiographie des années 1970-1980 s’est beaucoup intéressée à « la crise de la fin du Moyen Âge » et l’a envisagée comme une crise systémique qui frappait tous les secteurs de la vie humaine et aboutissait même à une crise de la civilisation. Mais à trop vouloir donner une unité dépressive aux...

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Bibliografische gegevens
Hoofdauteur: Bove, Boris
Formaat: Article ou chapitre numérique
Taal:Français
Gepubliceerd in: 2012
Online toegang:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Omschrijving
Samenvatting:L’historiographie des années 1970-1980 s’est beaucoup intéressée à « la crise de la fin du Moyen Âge » et l’a envisagée comme une crise systémique qui frappait tous les secteurs de la vie humaine et aboutissait même à une crise de la civilisation. Mais à trop vouloir donner une unité dépressive aux XIVe et XVe siècles, ce courant a négligé d’observer les différences de rythme de cette crise selon les années, les lieux et les secteurs, de même que les effets d’aubaine qu’elle peut aussi porter en elle. Envisager la crise à l’échelle locale permet de cerner les rythmes discordants entre crise générale et crise locale. Le cas parisien est un observatoire privilégié puisque son statut de capitale place la ville au cœur de la crise politico-économique de la fin du Moyen Âge, tandis que d’abondantes sources foncières permettent de suivre assez précisément les prix de l’immobilier qui paraît être un bon indicateur de la réalité de la crise. Cela permet de montrer que la crise générale frappe la capitale de manière différente selon les époques et peut même parfois lui profiter, en particulier au XIVe siècle.