David Hennebelle, De Lully à Mozart. Aristocratie, musique et musiciens à Paris (xvii e-xviii e siècles), Seyssel, Champ Vallon, 2009

Les limites de la ville de Rome se laissent difficilement cerner, dès l’Antiquité. Un des marqueurs topographiques directement visible pour marquer la ville pourrait être les jardins suburbains qui se situent au-delà de la muraille servienne et du pomérium, marquage symbolique et religieux de la Vil...

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Dades bibliogràfiques
Autor principal: Carbonnier, Youri
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2011
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Les limites de la ville de Rome se laissent difficilement cerner, dès l’Antiquité. Un des marqueurs topographiques directement visible pour marquer la ville pourrait être les jardins suburbains qui se situent au-delà de la muraille servienne et du pomérium, marquage symbolique et religieux de la Ville (en tant qu’entité territoriale et territoire sacré). Un ensemble se distingue : les jardins de Mécène sur l’Esquilin franchissent la muraille, et le pomérium qui coïncident en cet endroit. La muraille intégrée dans les jardins est abattue pour laisser place à un bâtiment d’agrément, et les jardins « entrent en ville », jouant sur les limites. Cette situation se double d’une difficulté de dénomination (horti / domus) due au brouillage tant topographique que symbolique: Mécène a un usage de l’habitat et de l’espace novateur. Il a une activité politique dans un espace marque par le loisir. Son intervention est sans doute cautionnée par Auguste : ce dernier a un besoin politique tant de Mécène que de son domaine qui a à voir, par leur jeu sur les limites, avec la maîtrise symbolique de l’espace urbain.