Rire, une forme de réception de l'urbanisme moderne

En France et plus généralement en Europe, la modernité urbaine connaît un moment charnière dans les années 1950, marqué par la reconstruction d’aprèsguerre et la rupture des modes de vie souvent qualifiée « d’américanisation ». Ces changements suscitent différentes émotions parmi lesquelles le rire...

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Hlavní autor: Ratouis, Olivier
Médium: Article ou chapitre numérique
Jazyk:Français
Vydáno: 2011
On-line přístup:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Shrnutí:En France et plus généralement en Europe, la modernité urbaine connaît un moment charnière dans les années 1950, marqué par la reconstruction d’aprèsguerre et la rupture des modes de vie souvent qualifiée « d’américanisation ». Ces changements suscitent différentes émotions parmi lesquelles le rire constitue à titre individuel et collectif une forme de prise de distance et d’appropriation d’une réalité mouvante, que l’on se propose ici d’étudier à partir des vecteurs de la nouvelle culture de masse. Considérant les œuvres comiques comme des formes de réception de l’urbanisme moderne, l’article s’appuie sur un corpus d’œuvres françaises et belges comiques et burlesques dont le pivot est l’année 1958, relevant, par leur succès et leur aura, de la « culture populaire ». Elles sont contextualisées dans l’actualité que souvent elles commentent, en particulier Mon Oncle de Jacques Tati et le Salon des arts ménagers, les œuvres du dessinateur André Franquin et l’Exposition internationale de Bruxelles (dite «Expo ’58»).