Vendre l'exotique au quotidien
Anvers est un cas intéressant pour une étude urbaine des modes d’implantation commerciale au XVIIIe siècle. Si la cité n’est plus la métropole commerciale d’antan, passant de 73 000 à 55 000 habitants entre 1700 et 1788, la ville et son arrière-pays restent des endroits fortement peuplés, urbanisés...
保存先:
| 第一著者: | |
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| フォーマット: | Article ou chapitre numérique |
| 言語: | Français |
| 出版事項: |
2011
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| オンライン・アクセス: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| 要約: | Anvers est un cas intéressant pour une étude urbaine des modes d’implantation commerciale au XVIIIe siècle. Si la cité n’est plus la métropole commerciale d’antan, passant de 73 000 à 55 000 habitants entre 1700 et 1788, la ville et son arrière-pays restent des endroits fortement peuplés, urbanisés et commerçants. En nous concentrant sur l’implantation urbaine des vendeurs, nous tâcherons d’élucider les liens entre les nouveaux produits coloniaux (tabac, thé, café, chocolat, coton) et l’évolution du modèle commercial urbain. D’une part, ces produits ne sont pas socialement identiques et, d’autre part, leur statut évolue dans le temps. Le tabac est rapidement devenu un produit prolétarisé, vendu par des marchands spécialisés de plus en plus nombreux et de tous niveaux sociaux, relativement dispersés dans la ville entière. À l’opposé, les cafés et surtout les chocolatiers sont situés dans le centre-ville, dans des quartiers aisés. Les maisons de thé connaissent, comme le tabac, une sensible démocratisation au cours du siècle et visent, dès leur apparition, un accès généralisé. Plus que les autres textiles, le coton s’affiche comme un produit de demi-luxe populaire, à la portée d’une grande partie du marché urbain. |
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