Les jeux militaires au XVIIIe siècle
En dépit de sources abondantes, les compagnies de jeux militaires urbains ont suscité peu d’études d’ensemble. Ces sociétés, inégalement réparties sur le territoire, sont présentes dans toute la hiérarchie urbaine, des petites villes à la capitale. Elles pourraient permettre de mieux connaître le...
Sparad:
| Huvudupphovsman: | |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2002
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | En dépit de sources abondantes, les compagnies de jeux militaires urbains ont
suscité peu d’études d’ensemble. Ces sociétés, inégalement réparties sur le territoire, sont présentes dans toute la hiérarchie urbaine, des petites villes à la
capitale. Elles pourraient permettre de mieux connaître les milieux dits
« moyens » qui intéressent de plus en plus, et de décrire des réseaux de sociabilité
souvent restés discrets et inaccessibles à l’historien.
L’article évoque les activités des compagnies et montre qu’elles ne comptent pas
que des tireurs convaincus, puis il esquisse les contours des caractéristiques
sociales des groupes de chevaliers avant d’aborder la crise d’identité traversée au
cours du XVIIIe siècle.
Les compagnies de l’arc, de l’arbalète ou de l’arquebuse ont alors perdu leur rôle
militaire. Elles apparaissent comme des distractions coûteuses, réservées aux plus
aisés des habitants des villes. Les auteurs de dictionnaires, comme les moralistes
du temps, ne savent plus de quoi les rapprocher, perdues qu’elles sont entre
exercices militaires, parade, théâtre, voire, dans une pré-révolution favorable aux
communes, manifestation d’un civisme à la romaine, faisant renaître l’idéal du
soldat-citoyen. |
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