Une ville assiégée par la peur : Rio de Janeiro et les incursions françaises au XVIIIe siècle

La mort accidentelle à Lille et Douai au XVIIIe siècle peut être mesurée grâce aux écouages, qui sont une procédure de levée des cadavres de mort violente, par les justices scabinales. Environ un millier d’écouages lillois et une centaine d’écouages douaisiens ont été étudiés. L’accident le plus...

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Auteur principal: Baptista Bicalho, Maria Fernanda
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2000
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:La mort accidentelle à Lille et Douai au XVIIIe siècle peut être mesurée grâce aux écouages, qui sont une procédure de levée des cadavres de mort violente, par les justices scabinales. Environ un millier d’écouages lillois et une centaine d’écouages douaisiens ont été étudiés. L’accident le plus fréquent est la noyade dans les canaux de la ville, ou dans des puits dans les maisons, qui représente plus de la moitié des décès. Puis viennent les accidents domestiques, avec de nombreuses chutes mortelles et de jeunes enfants brûlés, puis les accidents de travail, qui touchent surtout les ouvriers du bâtiment et enfin, les accidents de circulation dans les rues, qui sont relativement rares. Les efforts des autorités urbaines, dans la deuxième moitié du siècle, vont porter essentiellement sur les noyades, en incitant les populations à porter secours le plus rapidement possible aux victimes. Malgré leur échec relatif, ces efforts participent au grand développement de la sécurité urbaine au XVIIIe siècle.