« Un organisme est une société, et réciproquement ? » La délimitation des champs d'extension des sciences de la vie et des sciences sociales chez Alfred Espinas (1877)

RésuméPour qui s?intéresse aux phénomènes sociaux, il n?est pas indifférent de savoir si la distinction académique entre sciences naturelles et sciences humaines recoupe quelque différence ontologique entre les objets ? sociétés humaines d?un côté, sociétés animales de l'autre ? dont traitent r...

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Auteur principal: d'Hombres, Emmanuel
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2009
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:RésuméPour qui s?intéresse aux phénomènes sociaux, il n?est pas indifférent de savoir si la distinction académique entre sciences naturelles et sciences humaines recoupe quelque différence ontologique entre les objets ? sociétés humaines d?un côté, sociétés animales de l'autre ? dont traitent respectivement ces disciplines. L?interrogation évidemment ne date pas d?hier. Dans un contexte marqué par la consécration scientifique de la théorie cellulaire dans presque tous les ordres de la recherche biologique, cette question prend un relief particulier. Les travaux d?Alfred Espinas sur les sociétés animales (1877) en portent témoignage. Nous proposons dans un premier temps de revenir sur les deux réponses, réponses idealtypiques et plus exclusives l'une de l'autre que complémentaires, formulées par Espinas pour résoudre le problème de la délimitation du champ d?extension légitime de la sociologie. La première consiste à déplacer la ligne de démarcation entre sociologie et zoologie en empiétant sur le champ académique de cette dernière. La seconde, autrement plus radicale, consiste à dissoudre la ligne de démarcation entre sociologie et biologie. Dans un second temps, nous montrerons tout l'intérêt heuristique sur le plan historique, au premier chef pour qui cherche à rendre compte des transferts conceptuels entre sciences de la vie et sciences sociales au xixe siècle, de cette dernière solution imputant à la théorie cellulaire la responsabilité de la « sociologisation » de la problématique du rapport tout-parties en biologie.