La théorie des nombres en France dans l'entre-deux-guerres : De quelques effets de la première guerre mondiale

RésuméLa théorie des nombres occupe dans l’image courante des mathématiques françaises de l’entre-deux-guerres une place particulière : celle d’un domaine totalement absent jusqu’aux années 1930, lorsque les futurs fondateurs de Bourbaki l’importent d’Allemagne. Le texte se propose de réexaminer cet...

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Yazar: Goldstein, Catherine
Materyal Türü: Article ou chapitre numérique
Dil:Français
Baskı/Yayın Bilgisi: 2009
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Online Erişim:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Özet:RésuméLa théorie des nombres occupe dans l’image courante des mathématiques françaises de l’entre-deux-guerres une place particulière : celle d’un domaine totalement absent jusqu’aux années 1930, lorsque les futurs fondateurs de Bourbaki l’importent d’Allemagne. Le texte se propose de réexaminer cette image à partir de nouvelles sources, en particulier les publications et exposés mathématiques de l’entre-deux-guerres dans ce domaine. Ces sources mettent en évidence les traces d’une tradition hermitienne en théorie des nombres, centrée sur les formes et les liens à l’analyse, et distincte de la théorie des nombres algébriques promue par les émules de Richard Dedekind et David Hilbert. Le rôle de la première guerre mondiale dans la quasi-disparition de cette tradition est ensuite étudié à partir de l’examen de trajectoires individuelles : cet examen montre que les priorités mathématiques ne sont pas seules en cause, mais aussi les convictions sur ce qui fonde une vie mathématique, et sur la nature de ses composantes.