Les relations mathématiques franco-russes entre les deux guerres mondiales
RésuméLa collaboration entre mathématiciens français et russes commence pendant la première décennie d’activité de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Elle se renforce au xixe siècle (rappelons les débuts de carrière de Mihail V. Ostrogradskij et Viktor Â. Bunâkovskij, les contacts de Paf...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2009
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | RésuméLa collaboration entre mathématiciens français et russes commence pendant la première décennie d’activité de l’Académie des sciences de Saint-Pétersbourg. Elle se renforce au xixe siècle (rappelons les débuts de carrière de Mihail V. Ostrogradskij et Viktor Â. Bunâkovskij, les contacts de Pafnutij L. ?ebyšev avec Charles Hermite et d’autres mathématiciens français, la correspondance de Henri Poincaré avec Aleksandr M. Lâpunov) et devient un facteur important de l’éclosion de la pensée mathématique au xxe siècle. La base de cet essor fut posée par l’école de Moscou de la théorie des fonctions, fondée par Dmitrij F. Egorov et Nikolaj N. Luzin pendant les années 1910. Apparue comme la branche russe de l’école française de la théorie des fonctions d’une variable réelle (Émile Borel, René Baire, Henri Lebesgue), cette école trouva ses propres sujets originaux (Luzin, Dmitrij E. Men’šov, M. Â. Suslin, Aleksandr Â. Hinšin, Pavel S. Aleksandrov) et acquit un développement exceptionnel (Andrej N. Kolmogorov, Lev S. Pontrâgin et les autres) en élaborant (avec l’école de Saint-Pétersbourg/Léningrad) les fondements de l’école mathématique soviétique. L’intensification de la collaboration franco-russe, sur fond de poursuite de ce processus de recherche mathématique, suivit le chemin de la théorie des fonctions d’une variable réelle et des axes de recherche liés à celle-ci (comme la théorie des probabilités à cette époque), s’orientant aussi vers d’autres domaines, telles différentes branches de l’analyse mathématique, de la géométrie différentielle et autres (Élie Cartan, Jacques Hadamard, Sergej N. Bernštejn, Paul Lévy, outre les savants déjà nommés). Les événements qui précédèrent la deuxième guerre mondiale mirent fin à ce processus. Et si on vit renaître la collaboration internationale en mathématiques dès la fin de la guerre, les mathématiciens soviétiques ne purent y prendre part qu’une dizaine d’années plus tard, après la mort de Staline, quand s’acheva la guerre froide ; en témoigne le cycle de cours donnés par Kolmogorov à l’Institut Henri Poincaré, en 1958. |
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