Bain et les théories centralistes de l'action et de la conscience d'agir

RésuméPour Alexander Bain, c’est une erreur de postuler l’existence d’un sens musculaire qui s’ajouterait simplement aux sens externes. D’une part, il propose, dans Les Sens et l’intellect, l’idée que la conscience de l’action dépend de l’action préparée ou effectuée, et non d’une forme spéciale de...

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1. Verfasser: Forest, Denis
Format: Article ou chapitre numérique
Sprache:Français
Veröffentlicht: 2007
Schlagworte:
Online Zugang:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHS_602_0357
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spelling cairn-RHS_602_0357RHSRevue d'histoire des sciences https://shs.cairn.info/revue-d-histoire-des-sciences-2007-2-page-357?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhs.602.0357 Bain et les théories centralistes de l'action et de la conscience d'agir Forest, Denis2007 Alexander Bainpensée et actionphysiologie cérébralevolitionAlexander Bainbrain physiologythought and actionvolitionfre Revue d'histoire des sciences | 60 | 2 | 2007-12-01 | p. 357-374 | 0151-4105 RHS_6025 RésuméPour Alexander Bain, c’est une erreur de postuler l’existence d’un sens musculaire qui s’ajouterait simplement aux sens externes. D’une part, il propose, dans Les Sens et l’intellect, l’idée que la conscience de l’action dépend de l’action préparée ou effectuée, et non d’une forme spéciale de réceptivité. D’autre part, il relie ce statut spécial de « l’impression de mouvement » à la relation privilégiée entre conscience de soi et conscience de l’action. Si Bain cherche le point de convergence entre science de l’esprit et physiologie de la spontanéité, il se rattache également à la tradition écossaise en opposant la perception du mouvement volontaire à la sensation kinesthésique. Comment comprendre le débat au xixe siècle sur le bien-fondé de cette notion d’impression de mouvement ? On peut le lire comme un épisode qui s’inscrit dans le développement d’une enquête pluridisciplinaire sur la relation des fonctions motrices aux fonctions sensitives, enquête qui se poursuit aujourd’hui, tout spécialement dans le champ neurocognitif.According to Alexander Bain, it is an error to postulate a muscular sense that we could simply add to the external senses. On the one hand, he suggests in The Senses and the intellect that our awareness of action depends on action itself (whether it is executed or only programmed within the brain), and not on a special kind of sensory power. On the other hand, he links this special status of the « feelings of movement » to the privileged relation between awareness of action and self awareness. If Bain tries to merge his project of a « science of mind » with the physiology of spontaneous activity of his time, his opposition between perception of our willed movements and kinaesthesic sensations may be inherited from the Scottish tradition. How should we understand the debate related to the « feeling of movement » concept in the XIXth century ? It is linked to the development of a pluridisciplinary inquiry on the relation between sensory and motor functions, which finds an echo today in cognitive neuroscience.Cairn free access
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