De la métaphysique de la lumière à la physique de la lumière dans la perspective des xiiie et xive siècles

RésuméDans cet essai, nous proposons de tracer un parcours centré sur l’histoire des catégories marquant les étapes du passage de la perspective naturelle à la perspective artificielle depuis le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance : en effet, c’est bien dès le xiiie siècle - à savoir, avant les nombreu...

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Auteur principal: Federici Vescovini, Graziella
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2007
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Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Résumé:RésuméDans cet essai, nous proposons de tracer un parcours centré sur l’histoire des catégories marquant les étapes du passage de la perspective naturelle à la perspective artificielle depuis le Moyen Âge jusqu’à la Renaissance : en effet, c’est bien dès le xiiie siècle - à savoir, avant les nombreuses « perspectives pingendi » des artistes italiens du xve siècle florentin, que des traités ayant le même titre circulaient en Europe. Nous précisons ici la terminologie de la perspective au Moyen Âge, l’origine composite de ces traités typiquement scolastiques en mettant en évidence les différentes orientations théoriques de cette tradition :une métaphysique de la lumière d’origine néoplatonicienne et d’inspiration religieuse représentée par l’œuvre de Robert Grosseteste ;une gnoséologie de la vision sensible, de l’apparition des images visuelles et de leur constitution au niveau de la perception subjective ;les théories mathématico-géométriques sur la propagation de la lumière en ligne droite, dont on trouve les premiers exemples chez les auteurs les plus originaux du xive siècle de l’école parisienne (Dominique de Clavasio, Nicole Oresme, Henri de Langenstein, Blaise de Parme), alors que la perspective médiévale était en passe de devenir une science mathématico-physique, c’est-à-dire une perspective naturelle.Dans les dernières pages de cet essai, on étudiera l’influence de la version italienne du xive siècle d’après le texte latin de la traduction d’après l’arabe de l’ouvrage de perspective (Ibn al-Haytham, Alhazen), qui est l’une des sources principales de la perspective de l’artiste italien Lorenzo Ghiberti (Commentaire III). Il s’agit du De aspectibus ( Kitābb al-Manāzir) d’Alhazen, dont les doctrines les plus originales ont inspiré les nouvelles conceptions de la perspective de Blaise de Parme, qui ont eu un large écho jusque dans les milieux artistiques italiens, surtout dans l’œuvre de Leon Battista Alberti.