Un tournant neurocognitiviste en phénoménologie ? Sur l'acclimatation des neurosciences dans le paysage philosophique français
RésuméLe naturalisme érigé au rang d’interdit absolu par Husserl et ses successeurs n’a pas empêché l’émergence d’une « neurophénoménologie ». À travers l’histoire de ce mouvement iconoclaste, dont les premiers promoteurs travaillaient en France, nous tentons d’expliquer de façon plus large le proce...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2012
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméLe naturalisme érigé au rang d’interdit absolu par Husserl et ses successeurs n’a pas empêché l’émergence d’une « neurophénoménologie ». À travers l’histoire de ce mouvement iconoclaste, dont les premiers promoteurs travaillaient en France, nous tentons d’expliquer de façon plus large le processus d’acclimatation des neurosciences dans le paysage philosophique français. Pour saisir les enjeux de ce mouvement, nous étudions ses rapports complexes avec l’implantation de la philosophie analytique en France puis sa scission en deux groupes adverses : wittgensteiniens d’un côté, néo-naturalistes de l’autre. Apparaît ainsi entre neurophénoménologues et philosophes de l’esprit une ligne de fracture très forte au sein des défenseurs d’une entrée de la philosophie dans l’âge du neurone, dont l’histoire récente du CREA (Centre de Recherche en Épistémologie Appliquée) a été le théâtre. |
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