Sonder l'âme des criminels : expertise mentale et justice subjective au tournant des années 1860
RésuméL’essor de la psychiatrie à l’époque contemporaine transforme la pratique de l’expertise médico-légale de l’aliénation mentale. Initialement sollicités pour appliquer l’article 64 du code pénal sur l’irresponsabilité pénale des déments, les experts se trouvent au cœur d’importantes mutations d...
Gardado en:
| Autor Principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado: |
2010
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| Sujets: | |
| Acceso en liña: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | RésuméL’essor de la psychiatrie à l’époque contemporaine transforme la pratique de l’expertise médico-légale de l’aliénation mentale. Initialement sollicités pour appliquer l’article 64 du code pénal sur l’irresponsabilité pénale des déments, les experts se trouvent au cœur d’importantes mutations de l’institution judiciaire qui vont favoriser leur activité. La question de la responsabilité pénale devient en effet cruciale devant la justice morale du premier xixe siècle, alors que les peines s’individualisent et laissent une place croissante à la psychologie des inculpés.Cette rencontre entre expertise mentale et justice pénale réclame à la fois une histoire intellectuelle et une histoire des pratiques judiciaire. L’attention réservée aux entretiens médicaux et au rôle des experts dans la production de biographies des inculpés permet de montrer que l’expertise mentale change de nature dans la pratique ordinaire des cours d’assises au tournant des années 1860, faisant du médecin-expert un psychologue au service d’une justice de plus en plus attentive à la personnalité des inculpés. |
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