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RésuméL’histoire de l’Esthétique en France connut vers 1880 un afflux de publications aujourd’hui oubliées. Si parmi ces écrits certains se distinguent peu de Winckelmann ou de Quatremère de Quincy, cet essor est essentiellement dû à une modification profonde de l’Esthétique, qui voulut prendre alor...

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Autor principal: Colrat, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2008
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
id cairn-RHSH_018_0229
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spelling cairn-RHSH_018_0229RHSHRevue d'Histoire des Sciences Humaines https://shs.cairn.info/revue-histoire-des-sciences-humaines-2008-1-page-229?lang=fr https://doi.org/10.3917/rhsh.018.0229 Livres Colrat, Jean2008 fre Revue d'Histoire des Sciences Humaines | 18 | 1 | 2008-04-15 | p. 229-241 | 1622-468X RHSH_01893 RésuméL’histoire de l’Esthétique en France connut vers 1880 un afflux de publications aujourd’hui oubliées. Si parmi ces écrits certains se distinguent peu de Winckelmann ou de Quatremère de Quincy, cet essor est essentiellement dû à une modification profonde de l’Esthétique, qui voulut prendre alors une forme scientifique. Sans constituer un groupe homogène, Jean-Marie Guyau, Gabriel Séailles, Eugène Véron et d’autres écrivirent une esthétique d’un genre nouveau, dont les principes étaient le refus de se définir à partir d’une idée du Beau et le souci de prendre en compte les connaissances nouvelles de la physiologie, de la psychologie et de l’anthropologie. Face au développement et à la valorisation des sciences expérimentales, l’esthétique prit alors un tournant positiviste, en France mais aussi en Europe. L’Esthétique d’Eugène Véron, historien, philosophe, journaliste et directeur de revues d’art, appartient à cette rupture épistémologique dont elle manifeste la plupart des caractéristiques. Elle montre comment s’unirent alors l’adoption d’un paradigme scientifique, la valorisation d’un art expressionniste et une vision de l’histoire associée à la gauche libérale.Around 1880, many studies in Aesthetics were published in France. They are now quite forgotten. Some of them were little different from the works of Winckelmann or Quatremère de Quincy, but the main reason of this increase is a deep modification in methods and principles wich sought to give Aesthtetics a true scientific approach. Jean-Marie Guyau, Gabriel Séailles, Eugène Véron and others are not an homogeneous group, but they all wrote a new Aesthetics, wich principles were the refusal of any metaphysical idea of Beauty and the willingness to make use of the discoveries in Physiology, Psychology and Anthropology. With this development and valorization of experimental sciences, Aesthteics took a positivist turn, in France as in Europe.Eugène Véron, historian, philosopher, journalist and director of art reviews, contributes to this epistemologic change of paradigm and wrote in 1878 an Esthétique that reveals most of its caracteristics : the experimental sciences as a foundation and an ideal, the valorization of an expressionistic art and a left leaning liberal theory of History.Cairn free access
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description RésuméL’histoire de l’Esthétique en France connut vers 1880 un afflux de publications aujourd’hui oubliées. Si parmi ces écrits certains se distinguent peu de Winckelmann ou de Quatremère de Quincy, cet essor est essentiellement dû à une modification profonde de l’Esthétique, qui voulut prendre alors une forme scientifique. Sans constituer un groupe homogène, Jean-Marie Guyau, Gabriel Séailles, Eugène Véron et d’autres écrivirent une esthétique d’un genre nouveau, dont les principes étaient le refus de se définir à partir d’une idée du Beau et le souci de prendre en compte les connaissances nouvelles de la physiologie, de la psychologie et de l’anthropologie. Face au développement et à la valorisation des sciences expérimentales, l’esthétique prit alors un tournant positiviste, en France mais aussi en Europe. L’Esthétique d’Eugène Véron, historien, philosophe, journaliste et directeur de revues d’art, appartient à cette rupture épistémologique dont elle manifeste la plupart des caractéristiques. Elle montre comment s’unirent alors l’adoption d’un paradigme scientifique, la valorisation d’un art expressionniste et une vision de l’histoire associée à la gauche libérale.
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