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RésuméL’histoire de l’Esthétique en France connut vers 1880 un afflux de publications aujourd’hui oubliées. Si parmi ces écrits certains se distinguent peu de Winckelmann ou de Quatremère de Quincy, cet essor est essentiellement dû à une modification profonde de l’Esthétique, qui voulut prendre alor...

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Détails bibliographiques
Auteur principal: Colrat, Jean
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2008
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:RésuméL’histoire de l’Esthétique en France connut vers 1880 un afflux de publications aujourd’hui oubliées. Si parmi ces écrits certains se distinguent peu de Winckelmann ou de Quatremère de Quincy, cet essor est essentiellement dû à une modification profonde de l’Esthétique, qui voulut prendre alors une forme scientifique. Sans constituer un groupe homogène, Jean-Marie Guyau, Gabriel Séailles, Eugène Véron et d’autres écrivirent une esthétique d’un genre nouveau, dont les principes étaient le refus de se définir à partir d’une idée du Beau et le souci de prendre en compte les connaissances nouvelles de la physiologie, de la psychologie et de l’anthropologie. Face au développement et à la valorisation des sciences expérimentales, l’esthétique prit alors un tournant positiviste, en France mais aussi en Europe. L’Esthétique d’Eugène Véron, historien, philosophe, journaliste et directeur de revues d’art, appartient à cette rupture épistémologique dont elle manifeste la plupart des caractéristiques. Elle montre comment s’unirent alors l’adoption d’un paradigme scientifique, la valorisation d’un art expressionniste et une vision de l’histoire associée à la gauche libérale.