Un héritage devenu projet : la philosophie sociale de Sartre
RésuméLes sciences sociales en France doivent compter avec les résistances que lui opposent notamment les philosophes qui se posent en défenseurs de la position éminente de cette discipline dans l’espace des disciplines académiques. À travers ses hiérarchies, ses valeurs et surtout les schèmes cogni...
Enregistré dans:
| Hovedforfatter: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Sprog: | Français |
| Udgivet: |
2008
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| Fag: | |
| Online adgang: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméLes sciences sociales en France doivent compter avec les résistances que lui opposent notamment les philosophes qui se posent en défenseurs de la position éminente de cette discipline dans l’espace des disciplines académiques. À travers ses hiérarchies, ses valeurs et surtout les schèmes cognitifs et rhétoriques qui structurent le travail d’apprentissage, l’École tend à doter les agents d’une conception de la philosophie conforme à la formule scolaire mise au point il y a plus d’un siècle dans un contexte très singulier. Étant la « discipline du couronnement », située au-dessus des savoirs, des autres disciplines, la philosophie se veut discours sur les fondements.Le cas de Sartre est d’un intérêt majeur en ce qu’il offre une illustration des tensions entre l’héritage scolaire et la quête d’originalité qui peut comporter, entre autres défis, celui d’avoir à se situer sur le terrain des sciences sociales. Si l’intérêt de Sartre pour ces disciplines était très réel, on peut comprendre certains aspects de son œuvre (autrui, la dialectique) comme un effort pour préserver les hiérarchies philosophiques. |
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