De l'histoire des valeurs à la sociologie de l'entreprise : retour sur « La logique de l'honneur » de Philippe d'Iribarne
RésuméUn débat vieux de vingt ans oppose Ph. d’Iribarne à l’« analyse stratégique » de M. Crozier et E. Friedberg. Contre une sociologie des intérêts, d’Iribarne a voulu en effet souligner la dimension implicite de l’« honneur » dans les entreprises françaises. Mais La logique de l’honneur, publié...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Language: | Français |
| Published: |
2007
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| Online Access: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Summary: | RésuméUn débat vieux de vingt ans oppose Ph. d’Iribarne à l’« analyse stratégique » de M. Crozier et E. Friedberg. Contre une sociologie des intérêts, d’Iribarne a voulu en effet souligner la dimension implicite de l’« honneur » dans les entreprises françaises. Mais La logique de l’honneur, publié en 1989, est le résultat d’un long processus de maturation et de découverte, qui, à partir d’un idéal de réforme morale inspiré par la société médiévale, en particulier l’amour franciscain, a conduit d’Iribarne à reconnaître l’ancienne notion d’« état » dans l’entreprise d’aujourd’hui, à travers le recours à la notion indienne de caste et au principe aristocratique de « modération ». Une analyse où il se montre fidèle à ses premiers travaux et à la figure du chevalier médiéval, mais aussi d’une infidélité créatrice, qui le pousse à corriger l’un par l’autre Montesquieu et Tocqueville, dans une vision unifiée de la France traditionnelle qu’il veut source d’inspiration pour le présent. On pourra alors juger comment d’Iribarne conçoit la notion de culture, en rapport avec l’anthropologie générale, dont il se réclame, bien plus que de la sociologie. |
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