L'ancien droit de l'urbanisme et ses composantes constructive et architecturale, socle d'un nouvel « ars » urbain aux XVIIe et XVIIIe siècles. Jalons pour une histoire totale du droit de l'urbanisme

RésuméAucun savoir n’est généré spontanément, d’autant s’il est la résultante de plusieurs disci-plines. Le droit de l’urbanisme connaît une préhistoire informulée qui recommande de sérier ses composantes. Ainsi, avant de concevoir une ville, convient-il d’apprendre à construire une maison. Il est i...

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מידע ביבליוגרפי
מחבר ראשי: Carvais, Robert
פורמט: Article ou chapitre numérique
שפה:Français
יצא לאור: 2005
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גישה מקוונת:Accès Université d'Orléans et IFPM
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סיכום:RésuméAucun savoir n’est généré spontanément, d’autant s’il est la résultante de plusieurs disci-plines. Le droit de l’urbanisme connaît une préhistoire informulée qui recommande de sérier ses composantes. Ainsi, avant de concevoir une ville, convient-il d’apprendre à construire une maison. Il est indispensable ainsi de fédérer les savoirs constructifs et architecturaux. Mais cela ne saurait suffire. Tout le droit ne naît pas sous l’Ancien Régime de la monarchie absolue. Les initiatives sont ailleurs. Si le concept d’urbanisme naît au XIXe siècle, nombre de pratiques politiques et juridiques s’exercent dès le XVIIe siècle – certaines dès le Moyen-Âge – dans trois directions complémentaires : les métiers du bâtiment élaborent des coutumes d’embellissement du bâti, pratiquent les servitudes et la mitoyenneté. Chaque cité élabore ses propres ordonnances pour contenir et organiser ses activités, à des fins d’utilité publique. De fait, les villes créent nombre d’institutions spécialisées. Plusieurs professions instaurent et contrôlent judiciairement une réglementation sécuritaire. Ces savoirs juridiques urbains sont dès le XVIIe siècle réduits en art : tels les projets de règlements, les manuels britanniques de construction. En France, la démarche est plutôt le fait de quelques architectes. L’émergence d’un droit de l’urbanisme au XVIIIe siècle se manifestent à travers deux types d’ouvrages au destin tenace : le commentaire de coutumes et le traité sur la police, mais aussi dans une normalisation des techniques. Les applications théoriques et pratiques de ces savoirs constitueront les bases d’un nouvel ars urbain.