Une réception de la sociologie américaine en France (1945-1960)
RésuméLa réception de la sociologie américaine par les « patrons » français de la sociologie universitaire des années 1950 présente des particularités. Si, sur la période, chacun d’eux définit dans la production américaine « les bons auteurs » dont il faut s’inspirer, et en même temps les références...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Lenguaje: | Français |
| Publicado: |
2004
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| Acceso en línea: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumario: | RésuméLa réception de la sociologie américaine par les « patrons » français de la sociologie universitaire des années 1950 présente des particularités. Si, sur la période, chacun d’eux définit dans la production américaine « les bons auteurs » dont il faut s’inspirer, et en même temps les références repoussoirs à ne pas imiter, cette sélection différenciée n’en présente pas moins de troublantes convergences. Les auteurs américains sont en effet commentés à la lumière d’une conception qui renvoie à un « holisme méthodologique » – héritée sans doute tout à la fois de la pensée durkheimienne, et du marxisme, dominant à l’époque. Au final, il s’agit de s’approprier des méthodes d’enquêtes const-tuées outre-Atlantique, tout en rebâtissant autour un cadre conceptuel compatible avec l’exigence d’expliquer en toutes circonstances les parties par le tout. De la sorte, la « refondation » de la sociologie française après 1945 n’est pas, du moins dans un premier temps, le ralliement tous azimuts à la sociologie empirique américaine, qu’on a parfois voulu voir. |
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