Formes de savoirs géographiques.

Résumé En s’appuyant sur le cas concret de la vie d’Édouard Desor (1811-1882), cet article s’attache à démontrer la richesse des potentialités heuristiques d’un exercice renouvelé de la biographie de savant. Entendue comme une forme de microhistoire, la biographie offre en effet un cadre cohérent à...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteurs principaux: Ozouf-Marignier, Marie-Vic, Sevin, Annie
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2003
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé En s’appuyant sur le cas concret de la vie d’Édouard Desor (1811-1882), cet article s’attache à démontrer la richesse des potentialités heuristiques d’un exercice renouvelé de la biographie de savant. Entendue comme une forme de microhistoire, la biographie offre en effet un cadre cohérent à l’association de perspectives et d’approches méthodologiques très variées sur le passé de la science. La nature spécifique des sources historiques manipulées dans un tel exercice permet de s’affranchir des distorsions interprétatives de l’ancienne histoire des idées, et de poser les problématiques en fonction des interrogations et des préoccupations réelles des acteurs historiques. Retraçant la science passée telle qu’elle a été vécue par les savants, le biographe peut dès lors rétablir sa place réelle dans l’enchevêtrement des logiques sociales à laquelle elle participe. Selon la diversité effective des activités et des engagements du savant pris en considération, il est ainsi possible de mettre en lumière les dynamiques qui gouvernent les relations entre la politique, la religion, la science, etc. Et au sein de l’activité scientifique de son sujet, le biographe peut enfin dégager les liens qu’entretiennent la recherche fondamentale, la recherche appliquée, les politiques de la recherche et les entreprises de vulgarisation.