Nation, races et fétichisme : la religion de l'humanité au Brésil
Résumé La présence du positivime au Brésil en tant que courant politique remonte aux années 1880, autour de l’action des disciples d’Auguste Comte en faveur de l’abolition de l’esclavage dans le pays. La subordination de la raison au sentiment, pierre de touche de la religion de l’Humanité, ainsi qu...
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Langue: | Français |
| Publié: |
2003
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| Accès en ligne: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Résumé: | Résumé
La présence du positivime au Brésil en tant que courant politique remonte aux années 1880, autour de l’action des disciples d’Auguste Comte en faveur de l’abolition de l’esclavage dans le pays. La subordination de la raison au sentiment, pierre de touche de la religion de l’Humanité, ainsi que l’idéalisation de l’étape fétichiste, supposée en cours chez les populations venues de l’Afrique, ont contribué à la valorisation des noirs – race attachée à l’amour – entamée par les positivistes orthodoxes. Leur souci majeur c’était d’éviter que les africains « fétichistes » soient « contaminés » par le « mélange théologiste » : l’incorporation des esclaves à la société devait « sauter » les étapes religieuse et métaphysique. Ces mêmes arguments seront également avancés en ce qui concerne l’incorporation des Indiens à la société. Leur politique indigéniste a une dette vis-à-vis du romantisme brésilien, ayant dans la construction mythique de l’image de l’Indien l’une de ses principales caractéristiques. De la critique de l’esclavage à la défense des Indiens, les politiques soutenues par les disciples de Comte au Brésil ont souvent acquis un profil humanitaire, qu’il faut prendre en compte dans une étude des élites et de la modernisation autoritaire de l’État brésilien. |
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