Jevons, Edgeworth et les « sensations subtiles du cœur humain » : l'influence de la psychophysiologie sur l'économie marginaliste

Résumé Dans le domaine de l’histoire des sciences, l’étude des conditions d’émergence de la psychophysiologie à la fin du XIXème siècle constitue un axe de recherche particulièrement fécond. Ce thème a en particulier permis de mieux comprendre un certain nombre de débats éthiques et méthodologiques...

Description complète

Enregistré dans:
Détails bibliographiques
Auteur principal: Chaigneau, Nicolas
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2002
Sujets:
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Résumé Dans le domaine de l’histoire des sciences, l’étude des conditions d’émergence de la psychophysiologie à la fin du XIXème siècle constitue un axe de recherche particulièrement fécond. Ce thème a en particulier permis de mieux comprendre un certain nombre de débats éthiques et méthodologiques caractéristiques de l’Angleterre victorienne. Dans cette perspective, on s’attache ici à mesurer l’influence de la psychophysiologie sur l’économie marginaliste anglaise qui apparaît à la même époque. Entre 1871 et 1881, William Stanley Jevons et Francis Ysidro Edgeworth contribuent en effet à poser les bases d’une nouvelle théorie économique, centrée sur l’analyse des choix d’individus rationnels et la recherche de lois expliquant les comportements d’échange. Cet article montre que, pour atteindre leur but, Jevons et Edgeworth prennent appui sur la psychophysiologie et mettent en œuvre une approche réductionniste des comportements économiques qui rapporte l’acte d’échange à ses seuls déterminants physiologiques.