Quand se taisent les voix sous les décombres : secousses et émotions dans l’Antiquité tardive
Si le bruit du tremblement de terre qui toucha Nicomédie le 24 août 358 est parvenu jusqu’à nous, c’est grâce aux mots de ceux qui l’ont raconté, chacun dans un genre différent : l’historien Ammien Marcellin, le rhéteur Libanios et le poète et théologien Éphrem de Nisibe, rarement mis en parallèle...
Uloženo v:
| Hlavní autor: | |
|---|---|
| Médium: | Article ou chapitre numérique |
| Jazyk: | Français |
| Vydáno: |
2024
|
| On-line přístup: | Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Shrnutí: | Si le bruit du tremblement de terre qui toucha Nicomédie le 24 août 358 est parvenu jusqu’à nous, c’est grâce aux mots de ceux qui l’ont raconté, chacun dans un genre différent : l’historien Ammien Marcellin, le rhéteur Libanios et le poète et théologien Éphrem de Nisibe, rarement mis en parallèle. Aucun des trois n’était présent sur les lieux, mais ils ont chacun essayé de rendre compte des émotions qu’avait suscitées la catastrophe et de provoquer à leur tour les émotions de leur public par le pouvoir de la rhétorique. Ils ont tissé de ténus fils explicatifs pour comprendre les liens entre les dieux (unique des chrétiens ou multiples des religions traditionnelles) et les secousses telluriques et mouvements des eaux.
|
|---|