Rien de nouveau dans les Troyennes d’Euripide (1578) ? Les tragédies grecques à Strasbourg au XVIe siècle entre réimpression, remaniement et représentation

Strasbourg, 1578 : l’imprimeur Nicolas Wyriot fait paraître un petit ouvrage qui donne à lire les Troyennes d’Euripidedans le grec édité par Canter (1571), avec la traduction latine de Melanchthon (1558). Pourquoi réimprimer ces deux textes qui n’ont rien d’inédit ? L’absence de paratexte, en elle-...

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Wedi'i Gadw mewn:
Manylion Llyfryddiaeth
Cyhoeddwyd yn:Réforme, Humanisme, Renaissance | 102 | 1 | 2026-04-30 | p. 83-104 | 1771-1347
Prif Awdur: Morvan, Anne
Fformat: Article ou chapitre numérique
Iaith:Français
Cyhoeddwyd: 2026
Mynediad Ar-lein:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
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Crynodeb:Strasbourg, 1578 : l’imprimeur Nicolas Wyriot fait paraître un petit ouvrage qui donne à lire les Troyennes d’Euripidedans le grec édité par Canter (1571), avec la traduction latine de Melanchthon (1558). Pourquoi réimprimer ces deux textes qui n’ont rien d’inédit ? L’absence de paratexte, en elle-même révélatrice, invite à se tourner vers les indices internes : le frontispice fournit de précieuses informations de contexte tandis qu’une étude précise de la traduction latine met au jour la méthode de travail qui sous-tend ce livre (discret remaniement grammatical mais pas idéologique). L’ouvrage trouve ainsi sa place dans le contexte de l’Académie de Strasbourg, dans laquelle les professeurs, à la suite de Jean Sturm, subordonnent l’étude grammaticale des textes antiques au travail de l’éloquence qui les amène à proposer des mises en scène des tragédies grecques.