De l’amant vert au héraut noir : le perroquet du Mémoire et épitaphe de Ferdinand d’Aragon de Nicaise Ladam, enjeu de filiation

Nicaise Ladam, futur héraut d’armes de Charles Quint, entreprend d’écrire une déploration sur la mort de Ferdinand le Catholique en 1516, qu’il intitule Memoire et épytaphe de feu de bonne mémoire (…) Domp Fernande (…). Après que l’Acteur s’est retiré du monde pour écrire sa complainte, un perroque...

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Détails bibliographiques
Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 96 | 1 | 2023-06-09 | p. 37-61 | 1771-1347
Auteur principal: Reynes, Benjamin
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2023
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Nicaise Ladam, futur héraut d’armes de Charles Quint, entreprend d’écrire une déploration sur la mort de Ferdinand le Catholique en 1516, qu’il intitule Memoire et épytaphe de feu de bonne mémoire (…) Domp Fernande (…). Après que l’Acteur s’est retiré du monde pour écrire sa complainte, un perroquet à la barbe noire et à la couleur grise comme les vêtements d’un ermite, apparaît sous la forme d’un « héraut », le charge sur son dos et le transporte à Grenade, où se trouve la sépulture du Roi Catholique. Cet article examine la possibilité que Nicaise Ladam s’inspire des Epîtres de l’Amant vert de Jean Lemaire de Belges, en prenant à contre-pied le motif du jeune et vert « papegay », afin de capter une partie de l’autorité littéraire d’une gloire bourguignonne au moment où il tâche de s’intégrer au réseau littéraire habsbourgeois.