Entre humain et divin : la bipolarité du discours dans l’Heptaméron

Présent d’entrée dans le Prologue, avec le discours d’Oisille, le souci spirituel continue d’habiter les récits des devisants aussi bien que leurs dialogues, fondé essentiellement sur la participation de l’ensemble des reclus de Serrance au même credo évangélique. Ne leur donnant pas pour autant ac...

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Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 94 | 1 | 2022-05-18 | p. 13-28 | 1771-1347
Auteur principal: de Lajarte, Philippe
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2022
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Présent d’entrée dans le Prologue, avec le discours d’Oisille, le souci spirituel continue d’habiter les récits des devisants aussi bien que leurs dialogues, fondé essentiellement sur la participation de l’ensemble des reclus de Serrance au même credo évangélique. Ne leur donnant pas pour autant accès au « conseil privé de Dieu », autrement dit à la Vérité absolue, cette communauté spirituelle ne les empêche pas de se trouver le plus souvent en désaccord sur le sens à donner aux faits rapportés dans les récits et sur les questions fondamentales, d’ordre moral et même spirituel, que ceux-ci soulèvent. Strictement requise au sein de leurs échanges, l’exigence de véridicité ne donne pas aux devisants le pouvoir de transgresser les limites humaines du jugement ni à leur discours celui de dépasser le niveau de ce que l’exégèse chrétienne appelle le sens « littéral ».