Introduction

Dans l’histoire naturelle pré-moderne, l’attraction magnétique constitue un mystère inexpliqué. A la Renaissance, les poètes s’en emparent alors pour exprimer toutes sortes de vertus attractives inexplicables : l’amour bien sûr, mais aussi l’amitié, la foi, l’adoration… Dès lors le motif de la pierr...

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Détails bibliographiques
Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 90 | 1 | 2020-06-01 | p. 7-9 | 1771-1347
Auteur principal: Rajchenbach, Élise
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2020
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:Dans l’histoire naturelle pré-moderne, l’attraction magnétique constitue un mystère inexpliqué. A la Renaissance, les poètes s’en emparent alors pour exprimer toutes sortes de vertus attractives inexplicables : l’amour bien sûr, mais aussi l’amitié, la foi, l’adoration… Dès lors le motif de la pierre d’aimant ne peut pas être étudié à travers le prisme d’une catégorie poétique unique, puisqu’il transgresse les frontières des genres et des registres. Il peut en revanche être rapporté à certaines théories de la Renaissance du rapport entre l’inspiration poétique et les prodiges naturels. Cet article distingue trois moments dans la matérialisation des théories poétiques par le lieu commun de la pierre d’aimant : d’abord l’aimant comme image de la fureur poétique ficinienne, puis comme défense et illustration de l’autorité poétique du poète ; enfin son abandon par les poètes de salons, qui relèguent la pierre d’aimant dans le domaine de la prose cartésienne.