L’idée de nature humaine dans les Essais
De même que l’idée de nature est au centre de la pensée de Montaigne, suivre la nature est l’un des préceptes fondamentaux de son éthique. Précepte on ne peut plus problématique, cependant, car tout atteste, dans le mode de pensée comme dans le comportement des hommes, que, chez eux, la coutume, con...
Wedi'i Gadw mewn:
| Cyhoeddwyd yn: | Réforme, Humanisme, Renaissance | 89 | 2 | 2019-11-26 | p. 183-203 | 1771-1347 |
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| Prif Awdur: | |
| Fformat: | Article ou chapitre numérique |
| Iaith: | Français |
| Cyhoeddwyd: |
2019
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| Mynediad Ar-lein: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Crynodeb: | De même que l’idée de nature est au centre de la pensée de Montaigne, suivre la nature est l’un des préceptes fondamentaux de son éthique. Précepte on ne peut plus problématique, cependant, car tout atteste, dans le mode de pensée comme dans le comportement des hommes, que, chez eux, la coutume, construction arbitraire de leur esprit, s’est, à leur grand dommage, substituée à la nature. Il semble cependant que celle-ci ne soit pas totalement perdue, sa voix se faisant encore entendre, aux deux extrémités de l’échelle civilisationnelle, d’une part chez les habitants des campagnes et chez les peuples du Nouveau Continent, d’autre part chez certains grands esprits comme Socrate. Ces êtres sont la preuve vivante qu’aux problèmes que l’existence pose aux hommes, la nature apporte des solutions à la fois plus simples et plus efficaces que ne sont celles issues des constructions de leur esprit. |
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