Romain Menini, Rabelais altérateur. « Græciser en François » , Paris, Classiques Garnier, Les mondes de Rabelais n° 2, 2014, 1 144 pages

Dans le vocabulaire de la traduction, le passage de la  translation au terme actuel s’opère progressivement depuis le début du xve jusqu’à la fin du xvie siècle, d’abord en Italie, puis en France depuis le début du xvie siècle. Le phénomène est complexe, et doit être examiné davantage dans la man...

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Dades bibliogràfiques
Publicat a:Réforme, Humanisme, Renaissance | 87 | 2 | 2018-12-13 | p. I-I | 1771-1347
Autor principal: Cornilliat, François
Format: Article ou chapitre numérique
Idioma:Français
Publicat: 2018
Accés en línia:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Descripció
Sumari:Dans le vocabulaire de la traduction, le passage de la  translation au terme actuel s’opère progressivement depuis le début du xve jusqu’à la fin du xvie siècle, d’abord en Italie, puis en France depuis le début du xvie siècle. Le phénomène est complexe, et doit être examiné davantage dans la manière de penser un transfert ou un passage en général, dans des domaines très variés, que dans l’appréhension de la seule traduction. Le modèle de la  translatio imperii offre un discours élaboré de manière explicite au moyen âge, qui s’appuie notamment sur un fondement théologique, tandis que c’est seulement peu à peu que le vocabulaire de la traduction s’oriente, en réduisant leur nombre, vers des termes techniques. En même temps se précise avec la traduction, de Bruni à Du Bellay, une idée de la langue. Au terme de ce parcours peuvent être proposées deux définitions : la translation est le transfert de ce qui est légitimement transférable ; la traduction est une œuvre qui, comme telle, et dans la conscience des réalités linguistiques, s’affranchit dans une certaine mesure d’un original dont elle se sait pourtant dépendante.