Thèses soutenues

L’article cherche à examiner si Gabriel Chappuys, qui a traduit deux utopies de l’italien vers la fin du seizième siècle, a mis sa propre marque sur ce nouveau genre, ou s’il a simplement contribué à la circulation des utopies. Une analyse de sa traduction d’expressions telles que mi pare ( il me s...

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Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 85 | 2 | 2017-12-19 | p. 303-322 | 1771-1347
Auteur principal: Sellevold, Kirsti
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2017
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
Accès Université d'Orléans et IFPM
Description
Résumé:L’article cherche à examiner si Gabriel Chappuys, qui a traduit deux utopies de l’italien vers la fin du seizième siècle, a mis sa propre marque sur ce nouveau genre, ou s’il a simplement contribué à la circulation des utopies. Une analyse de sa traduction d’expressions telles que mi pare ( il me semble), ma ( mais), pure ( encore, en dépit), révèle des changements subtils mais significatifs. A cela s’ajoute l’insertion d’une gravure sur bois. Fonctionnant à la fois comme métaphore de la structure complexe de l’œuvre originale et modèle concret d’une ville idéale, la gravure confère au texte une dimension cognitive aussi bien que politico-sociale, tout en situant la traduction encore plus explicitement dans la tradition des cités idéales du quattrocento que ne le fait l’original. Si l’analyse ne change guère la réputation de Chappuys de traducteur prolifique mais négligent, elle ouvre une nouvelle perspective sur la relation qui existait à l’époque entre auteur et traducteur.