De Des Gouttes à Aneau : le rapport entre Alector et Philandre à travers la pratique d’écriture de ces auteurs

Nous nous intéressons aux liens d’ Alector (P. Fradin, 1560) avec Philandre (J. de Tournes, 1544) à travers la pratique d’écriture de leurs auteurs. L’hypothèse selon laquelle ils se seraient rencontrés nous semble moins pertinente que d’insister sur le fait que B. Aneau a puisé chez Des Gouttes et...

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Dans:Réforme, Humanisme, Renaissance | 82-83 | 1 | 2016-11-01 | p. 187-206 | 1771-1347
Auteur principal: Greis, Yvone
Format: Article ou chapitre numérique
Langue:Français
Publié: 2016
Accès en ligne:Accès Université d'Orléans et IFPM
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Description
Résumé:Nous nous intéressons aux liens d’ Alector (P. Fradin, 1560) avec Philandre (J. de Tournes, 1544) à travers la pratique d’écriture de leurs auteurs. L’hypothèse selon laquelle ils se seraient rencontrés nous semble moins pertinente que d’insister sur le fait que B. Aneau a puisé chez Des Gouttes et des thèmes et des motifs pour l’écriture d’ Alector. Cependant, ce serait excessif de parler de pastiche car si des thèmes et des motifs sont repris par Aneau ; cela semble relever plutôt d’un exercice pour la pratique d’un style : si intention parodique il y a (comme une sorte de joute littéraire) et que la visée reste la même (écrire une allégorie politique), l’usage du paradoxe chez Aneau déploie sous forme de diptyque (par la ville imaginaire d’Orbe et celle de Scythie dans la Tartarie lointaine) les contradictions internes de la société française de son temps. Des Gouttes insiste davantage sur les rapports politiques entre la France et l’Italie, notamment sur l’intérêt d’annexer la ville de Naples. Tel un dessin mélodique, les thèmes et les motifs repérables dans ces deux ouvrages désignent un inventaire symbolique lié à l’expérience humaine. Nous nous limitons à étudier trois points de contact entre les deux ouvrages : les héros (Alector et Philandre), la trahison de l’amant et/ou le rejet de la maîtresse et les spectacles.