Le bras armé de l’État social : l’institutionnalisationdes services sociaux dans l’entre-deux-guerres
Les services sociaux apparaissent au tournant des années 1920 dans le champ de la bienfaisance privée en se présentant comme un outil de rationalisation de l’action sociale. En deux décennies, leur développement et leur reprise en main par l’État les conduit à devenir des instruments incontournables...
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| Autor principal: | |
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| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2022
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| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | Les services sociaux apparaissent au tournant des années 1920 dans le champ de la bienfaisance privée en se présentant comme un outil de rationalisation de l’action sociale. En deux décennies, leur développement et leur reprise en main par l’État les conduit à devenir des instruments incontournables des politiques sociales. Comment expliquer que des organismes privés parviennent ainsi à se trouver au cœur du système de protection sociale ? À partir des archives des principaux services parisiens de l’entre-deux-guerres, des débats parlementaires et des sources ministérielles, l’article explore ces arbitrages juridiques et politiques. Il montre que la force des services sociaux est d’avoir su convaincre de la supériorité de leur corps professionnel comme de l’efficacité de leur tissu institutionnel, à une période marquée par un effort de « modernisation » des administrations sociales. Dans les années 1930, alors que les rivalités public/privé s’exacerbent, c’est au nom de la lutte hygiéniste que cette mixed economy of welfare se pérennise, et connaît sa consécration sous le gouvernement même du Front populaire. |
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