De l’abandon au placement temporaire : la révolution de l’assistance à l’enfance (Paris, 1870-1920)
Au début de la Troisième République, l’Assistance publique de Paris, qui reçoit chaque année entre 3 000 et 4 000 enfants abandonnés, se montre hostile à l’accueil provisoire des enfants dont les parents sont momentanément empêchés par le chômage ou la maladie. Elle craint en effet de se transformer...
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| Autore principale: | |
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| Natura: | Article ou chapitre numérique |
| Lingua: | Français |
| Pubblicazione: |
2017
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| Soggetti: | |
| Accesso online: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Riassunto: | Au début de la Troisième République, l’Assistance publique de Paris, qui reçoit chaque année entre 3 000 et 4 000 enfants abandonnés, se montre hostile à l’accueil provisoire des enfants dont les parents sont momentanément empêchés par le chômage ou la maladie. Elle craint en effet de se transformer en une pension gratuite sur laquelle les classes pauvres se déchargeraient de l’entretien et de l’éducation de leur progéniture, le temps que celle-ci soit en âge de travailler, et de ruiner ainsi les bases de la famille. Pourtant, à la faveur de la Grande Guerre, au cours de laquelle elle décide d’accueillir provisoirement les enfants des soldats mobilisés, elle se convertit aux admissions temporaires ; ce qui lui permet, à l’aube des années 1920, de lutter efficacement contre les abandons de la pauvreté. |
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