L’indétermination juridique des institutions du contrôle des banques (France, 1941-1965)

Quelques années après la mise en place (1941-1946) d’une réglementation professionnelle et d’institutions de contrôle des banques (Comité permanent d’organisation professionnelle des banques [CPOPB], puis Comité national du crédit [CNC] ; Commission de contrôle des banques [CCB]), l’indétermination...

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Главный автор: Mastin, Jean-Luc
Формат: Article ou chapitre numérique
Язык:Français
Опубликовано: 2026
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Описание
Итог:Quelques années après la mise en place (1941-1946) d’une réglementation professionnelle et d’institutions de contrôle des banques (Comité permanent d’organisation professionnelle des banques [CPOPB], puis Comité national du crédit [CNC] ; Commission de contrôle des banques [CCB]), l’indétermination juridique de ces dernières, liée aux silences et aux ambiguïtés de la loi, est crument révélée par trois « affaires » opposant, devant la justice administrative, des clients victimes de faillites d’établissements et l’État, qui rejette leurs requêtes en indemnités. Elles soulèvent en effet deux questions liées à la responsabilité : quelle est la nature juridique des organes de contrôle (i.e. la CCB est-elle un service public ?) et quelle est la nature juridique de leurs activités (i.e. la CCB est-elle un organe administratif ou une juridiction ?) ? Mais aussi deux questions liées à la faute (lourde) : quelles sont les missions de la CCB (i.e. les finalités des institutions de contrôle, assurer une sécurité absolue des déposants ?) et quelle est l’étendue des pouvoirs et des moyens légaux de la CCB ? L’idée, portée par les requérants, d’une « façade de sécurité » va jusqu’à questionner les finalités de l’existence même du contrôle. Enfin, les arrêts du Conseil d’État de 1960, 1963, et de 1964 (lequel condamne l’État) fondent certes une jurisprudence, mais posent deux nouvelles questions. Qu’est-ce qu’une « faute lourde » ? Et, pour sécuriser l’avenir, faut-il réformer la loi ou les pratiques de contrôle ? Au final, l’analyse de cette séquence judiciaire et critique invite à une histoire institutionnelle renouvelée du contrôle bancaire, qui questionne la naissance et le développement des institutions.