Pauline Valade, Le Goût de la joie. Réjouissances monarchiques et joie publique à Paris au XVIIIe siècle, Ceyzérieu, Champ Vallon, 2021, 425 p., ISBN 979-10-267-0978-7
Cet article propose une histoire sociale des publics de la race music et de la old-time music. Catégorisées et commercialisées à partir des années 1920, ces deux musiques inondent le marché et sont racialement opposées : elles sont respectivement identifiées à la population noire et à la population...
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| Autor principal: | |
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| Format: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicat: |
2026
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| Accés en línia: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sumari: | Cet article propose une histoire sociale des publics de la race music et de la old-time music.
Catégorisées et commercialisées à partir des années 1920, ces deux musiques inondent le marché et sont racialement opposées : elles sont respectivement identifiées à la population noire et
à la population blanche et associées au sud des États-Unis par les maisons disques. Ce travail
étudie la racialisation de ces musiques et de leurs publics, ainsi que les effets de ce processus
sur les pratiques de consommation de la musique. Il analyse le rapport entre les représentations
de la old-time music et de la race music et de leurs consommateurs, d’une part, et les pratiques
de consommation de ces musiques dans les magasins de disques des années 1920, d’autre part.
En passant des représentations des consommateurs aux pratiques de consommation, cet article
montre qu’en réalité la ségrégation musicale qui caractérise la production des disques ne se retrouve
pas dans la vente et l’achat de disques dans les magasins de musique : les maisons de disques
ségrèguent race music et old-time music dans des définitions et des représentations racialement
opposées, mais les magasins les vendent ensemble à des consommateurs noirs et blancs, au sein
d’une offre musicale plus large. Si les représentations racialement distinctes des consommateurs
de la musique n’agissent pas sur la manière dont la musique est effectivement consommée, elles
appuient en revanche des pratiques discriminatoires à l’encontre des consommateurs noirs dans
les magasins, au nord comme au sud des États-Unis. |
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