Loris Chavanette (éd.), Le Directoire. Forger la République, 1795-1799, Paris, CNRS Éditions, 2020, 335 p., ISBN 978-2-271-12425-8
Dans le cadre de l’aggiornamento politique et culturel du PCF et d’une réorientation de la propagande jeune communiste vers les loisirs de masse, la presse communiste lance en 1958 les Relais de la chanson française, un crochet musical censé promouvoir de jeunes talents et ainsi attirer la masse des...
Gorde:
| Egile nagusia: | |
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| Formatua: | Article ou chapitre numérique |
| Hizkuntza: | Français |
| Argitaratua: |
2024
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| Sarrera elektronikoa: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Gaia: | Dans le cadre de l’aggiornamento politique et culturel du PCF et d’une réorientation de la
propagande jeune communiste vers les loisirs de masse, la presse communiste lance en 1958 les
Relais de la chanson française, un crochet musical censé promouvoir de jeunes talents et ainsi
attirer la masse des jeunes aux unions du Mouvement de la jeunesse communiste de France.
L’initiative est paradoxale : elle recycle des structures classiques de mobilisation communiste tout
en se modelant sur des pratiques commerciales ; elle entend lutter contre l’influence délétère des
industries culturelles et médiatiques, mais dépend d’elles pour assurer son succès ; elle promeut une
conception légitimiste, poétique de la chanson, alors que de plus en plus de jeunes se tournent vers
de nouvelles modes musicales. Ces contradictions alimentent le désinvestissement des militants
orthopraxes, qui n’y retrouvent pas l’idéal de mobilisation auquel ils aspirent. Ainsi, si ces Relais
de la chanson réussissent leur pari de contribuer à la révélation de chanteuses et de chanteurs de
qualité, leur échec du point de vue militant et organisationnel annonce le virage politique de la
propagande jeune communiste dans la seconde moitié des années 1960. |
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