Le genre contre la race ? L’Union des jeunes filles de Tunisie, une organisation non-mixte en Tunisie coloniale (1945-1956)
À l’automne 1945, près de dix ans après sa naissance, l’Union des jeunes filles de Tunisie est refondée par de jeunes communistes soudées par leur expérience durant la guerre. Leurs objectifs profonds résident dans l’atténuation des inégalités que subissent les femmes, et dans la lutte anti-colonial...
Na minha lista:
| Autor principal: | |
|---|---|
| Formato: | Article ou chapitre numérique |
| Idioma: | Français |
| Publicado em: |
2024
|
| Assuntos: | |
| Acesso em linha: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Resumo: | À l’automne 1945, près de dix ans après sa naissance, l’Union des jeunes filles de Tunisie
est refondée par de jeunes communistes soudées par leur expérience durant la guerre. Leurs
objectifs profonds résident dans l’atténuation des inégalités que subissent les femmes, et dans la
lutte anti-coloniale. Françaises, Tunisiennes, « israélites », « musulmanes », selon le vocabulaire
colonial, y militent ensemble. Ainsi, de jeunes filles différemment assignées se croisent et interagissent malgré les pesanteurs d’une société très cloisonnée entre des catégories que le pouvoir
considère comme relevant de la race, et entre hommes et femmes. L’UJFT se veut en effet être
un espace de rencontre, d’éducation et d’action commune en dépit de ces différences, mais
également en dépit des différentes classes sociales. Cet article examine alors en quoi ce souhait
d’inclusion et de dépassement des barrières de race et de classe est permis par la non-mixité de
genre, et explore les effets de celle-ci. Ce faisant, il analyse les facettes de la féminité juvénile
défendue et diffusée par l’UJFT. |
|---|