Une citadelle pour retrouver la Concorde. Luttes de pouvoirs à Lyon pendant les guerres de Religion (1564-1585)
Tout au long du xvie siècle, la ville de Lyon s’est affirmée comme un espace stratégique essentiel pour la monarchie afin de contrôler les frontières du royaume. Son statut de bonne ville octroie cependant à la municipalité des pouvoirs de police importants, et le gouvernement de la cité repose sur...
Sparad:
| Huvudupphovsmän: | , |
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| Materialtyp: | Article ou chapitre numérique |
| Språk: | Français |
| Publicerad: |
2021
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| Länkar: | Accès Université d'Orléans et IFPM Accès Université d'Orléans et IFPM |
| Sammanfattning: | Tout au long du xvie siècle, la ville de Lyon s’est affirmée comme un espace stratégique
essentiel pour la monarchie afin de contrôler les frontières du royaume. Son statut de bonne
ville octroie cependant à la municipalité des pouvoirs de police importants, et le gouvernement
de la cité repose sur un équilibre, parfois précaire, entre le pouvoir royal et ses représentants, le
consulat et l’Église de Lyon. Devenue un des centres de la Réforme en France, la ville est capturée par les troupes protestantes en avril 1562, qui désirent en faire une « deuxième Genève ».
La phase de règlement de la paix coïncide pour la monarchie avec le Tour de France royal, visant
à rappeler à tous, le lien existant entre le roi et son royaume. Punition pour les uns, mesure de
sécurité pour les autres, une citadelle voit le jour afin d’assurer le maintien de Lyon sous l’autorité
royale. Cependant, les problèmes financiers et le fonctionnement quotidien de ce nouvel élément
du paysage lyonnais demandent une collaboration, et même une négociation constante entre
les représentants de la monarchie tentant d’assurer la mainmise royale sur cet espace lointain
et les élites locales, attachées à leurs libertés, notamment d’auto-organisation de leur sécurité.
La présence de la forteresse cristallise les oppositions lyonnaises vis-à-vis de ce qui est vécu comme
une ingérence de la part du pouvoir central. Sa destruction lors d’un coup de force planifié par
le corps de ville et le gouverneur de la province marque l’échec provisoire, à la veille de la Ligue,
de la monarchie à maintenir un contrôle efficace sur l’ensemble du royaume. |
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